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REPAS

REPAS est une plateforme d’information, d’auto-évaluation et d’orientation pour la santé nutritionnelle des aînés à domicile.

Sous forme de site web, REPAS est disponible en tout temps, ne mobilise pas de ressources professionnelles et complémente ce qui est offert dans le réseau actuellement. REPAS maximise le potentiel des personnes aînées dans leur autonomie décisionnelle et pour l'accès aux ressources.

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75 % des personnes aînées utilisent le web quotidiennement.

Équipe de recherche

  • Nancy Presse, DtP, PhD, chercheuse principale : a dirigé le projet et contribué au développement du questionnaire d’auto-évaluation des besoins et à la création du contenu informatif en matière de santé nutritionnelle des aînés.
  • Patrick Boissy, PhD, co-chercheur : dirige le projet depuis l’été 2024. Expertise spécifique dans le développement et l’évaluation des technologies en santé auprès d’aînés, notamment les technologies de l’information. Aussi impliqué au sein de travaux de recherche interdisciplinaires sur l’acceptabilité et l’utilisabilité des technologies avec une approche centrée sur l’utilisateur. Responsable du développement et de l’évaluation du prototype de REPAS.
  • Nicole Dubuc, inf. PhD, co-chercheuse : s’inspirant d’une philosophie de soins axés sur la personne, ses travaux portent sur le développement et l’évaluation de différents modes d’organisation de services liés au concept d’autonomie et de fragilité chez les personnes vieillissantes dans l’ensemble du continuum de services. Contribue au volet « orientation » de REPAS.
  • Cintia Corbin, M.A gérontologie, coordonatrice du projet
  • Pauline Dumoulin, partenaire aînée
  • Jocelyne Girard, partenaire aînée
  • Denis Gosselin, partenaire aîné
  • Marthe Toupin, partenaire aînée (2022)

Partenaires

  • Sercovie (partenaire principal) : livrant plus de 800 repas par jour aux personnes aînées de la Ville de Sherbrooke, c'est la popote roulante la plus importante au Québec
  • Concertation Aîné.e.s Sherbrooke (CAS)
  • Direction du programme de soutien à l'autonomie des personnes âgées du CIUSSS de l'Estrie - CHUS
  • Direction générale des aînés et des proches aidants du MSSS
  • Direction régionale de santé publique (DRSP) du CIUSSS du Centre-Sud-de-l'Ile-de-Montréal
  • Bureau régional du Québec de l'Agence de la santé publique du Canada

Contexte

Selon les données de Santé Canada, 34 % des aînés présentent un risque nutritionnel. L'origine de ce risque sont les difficultés d'accès à la nourriture et à préparer les repas, les difficultés à s'alimenter (ex. : motricité fine, paralysie), les difficultés à mastiquer et avaler les aliments et la perte d'appétit ou du désir de manger

La pandémie a amené des enjeux d'accès à la nourriture avec le confinement plus sévère des personnes aînées, la fermeture des restaurants et des cafés et la rupture des soins et des services communautaires, mais aussi des enjeux d'isolement social et dépression, de stress et d'anxiété.

Les conséquences de la vulnérabilité nutritionnelle chez les aînés sont1 :

  • Perte de poids/masse musculaire, voire malnutrition
  • Diminution de la mobilité et de l’autonomie
  • Incidence accrue de limitations/incapacités fonctionnelles
  • ↓ qualité de vie
  • Réponse immunitaire considérablement réduite
  • Risque accru de fragilité/chutes/décès
  • Plus grande utilisation des soins et services de santé

1Martinez-Reig M et al. J Nutr Health Aging 2014. Lorenzo-López L et al. BMC geriatrics 2017; Trevisan C al. J Am Med Dir Assoc 2019. Ramage-Morin PL, Gilmour H & Rotermann M. Health reports 2017.

Les organismes communautaires et EÉSAD jouent un rôle majeur dans le maintien de la santé nutritionnelle des personnes aînées avec l'aide à faire les courses, à la préparation des repas ou pour « se nourrir », la livraison de repas à domicile (frais, congelés, chauds), le dépannage alimentaire et le fait de briser l’isolement social (repas communautaires/appels/visites). Les popotes roulantes jouent un rôle particulièrement important2, avec ↑ significative de l’apport calorique et protéique et de micronutriments, importance pour le maintien et l’amélioration du profil de risque nutritionnel et ↑ le nombre de contacts sociaux (↓ sentiment de solitude/isolement).

2Walton et al J Hum Nutr Diet 2020;   Keller, J Am Diet Assoc 2006;   Millen et al, Journal of The American Dietetic Association 2002; Thomas et al. The Journals of Gerontology 2015.

Les enjeux concernant leur utilisation sont : méconnus et stigmatisés (et donc sous-utilisés), pas d’évaluation des besoins pour s’assurer que le service qu’ils offrent est celui dont la personne a réellement besoin, pas de priorisation des demandes, pas de coordination entre les organismes.

L’INESSS recommande la consolidation des mesures existantes à l’échelle locale et régionale pour remédier aux enjeux en matière d’alimentation chez les aînés en impliquant les différents partenaires concernés.